| | Né en 2000. Vit et travaille à Paris.
" Les questions liées à la consommation, le quotidien, la notion de gadget, les objets populaires, l’échelle et le détournement sont les guides esthétiques de ma pratique, me permettant de mettre en abîme notre conception rationnelle du monde. Je feuillette le catalogue Manufrance, ai pu lire le consumérisme à travers ses objets de Jeanne Guien, Le goût du moche de Alice Pfeiffer, Psychologie du Kitsh de Abraham Moles, Essais de bricologie – ethnologie de l’art et du design contemporain.
Mon travail gravite autour des objets domestiques et de leur détournement par l’usage, l’échelle et la couleur. J’invite le spectateur à regarder mes objets comme des totems qui célèbre nos modes de vie occidentaux en proposant de nouvelle typologie d’environnement domestique en questionnant nos usages et nos pratiques.
Je questionne les objets à usage unique, leur symbolique, les imageries qu’ils renvoient. Appréhender mon quotidien, l’expérimenter, voir ce qui pourrait en faire sa richesse, sa préciosité, autant de sujets d’étude qui m’intéressent depuis longtemps.
Je collecte précieusement les emballages alimentaires que je consomme, papiers publicitaires, collectionne les tickets de caisse. Ça me rassure, ça m’inspire, ça me plaît de les exposer fièrement dans mon stock. Cette « boîte à outils » me nourrit bien que déjà consommée.
Je regarde les Airbnb les plus moches sur internet, entasse, ramasse par terre et ne veux pas trier mes photos. Mes références comprennent aussi les sculptures de Théo Mercier, les installations de Genesis Belanger, les peintures de Nathalie du Pasquier, sa palette chromatique. Mais également les trompe-l’œil de Vincent Olinet, le concept du jeu de société « Le Lynx » et le catalogue d’objets introuvables de Jacques Carelman. " |